Le
blanchiment des dents n’est pas un acte anodin. Il implique
l’utilisation de techniques et de matériaux qui, mal maîtrisés ou
approximativement dosés, peuvent produire des lésions irréversibles chez
le patient.
Quels sont les risques pour le client?
Le principal risque de ces pratiques, c’est de se concentrer sur l’esthétique et de passer à côté d’un diagnostic précis par un professionnel. Au-delà de la couleur, il peut y avoir des problèmes de dents et de gencives qui nécessitent un traitement, et que seul un chirurgien-dentiste pourra déceler. (Association Deentaire Française)
Rappelons que les seuls produits proposés dans ces barsb ne doivent légalement être que des produits « cosmétiques » dont la concentration ne doit pas dépasser 0,1 %. A cette concentration, l’effet de blanchiment de ces produits est fugace, voire inexistant et le consommateur-client incité à renouveler les applications, ce qui est susceptible de l'exposer à des risques pour sa santé, surtout si les produits utilisés contiennent ou libèrent du peroxyde d’hydrogène (ou eau oxygénée) à une teneur supérieure à la concentration maximale autorisée par la réglementation en vigueur pour les produits d’hygiène buccale, soit 0,1%.
Or des enquêtes diligentées par le Conseil de l’Ordre de chirurgiens-dentistes prouvent que certains bars à sourire ne respectent pas la loi et mentent à leurs clients : les concentrations annoncées sont mensongères et dépassent largement ce qui est autorisé.
Quelle que soit la technique envisagée, la consultation d’un professionnel de la santé bucco-dentaire s’avère nécessaire. Le rôle du praticien auprès de ses patients est important : un questionnaire médical, une analyse de la psychologie du patient lui permet de cerner la pertinence de la demande du patient et d’écarter les requêtes déraisonnables.